mercredi 29 avril 2009

Photos, en attendant des liens musicaux. (:



Ce qui suit est un extrait d'un bouquin nommé
" Calma, Embrouille&Débrouille".


« La supérette de mon quartier répond au nom exquis de Prinx-Dingo, ce qui vous laisse imaginer sa politique en matière de marketing. De l’extérieur, on dirait des chiottes en brique.
L’intérieur est encore plus déprimant.

C’est l’un de ces endroits qui s’enorgueillissent de proposer les produits les moins chers à leurs clients. Prix-Dingo fait de la pub sur la chaîne télé locale, mettant en scène un casting de rêve : des employés moches comme des poux, habillés d’uniformes à vomir, qui sont obligés d’entonner une chanson aux paroles affligeantes dont la musique a été composée par un primate dénué d’oreille. Les malheureux ont tous un air très gênés, ce qui est compréhensible. Vous m’enfonceriez sous les ongles des pointes de bambous chauffés à blanc, je me refuserais à cette pantomime. Essayez aussi de me fouetter avec du fil de fer barbelé rouillé – macache !

Le personnel est très jeune, ce qui permet au magasin de le payer environ deux dollars de l’heure au lieu des cinq habituels et de pratiquer des rabais à l’intention de ses clients. Prix-Dingo fermant des caisses aux heures de pointe, une cinquantaine de chalands finissent toujours par poireauter devant celle d’une fille en pleine puberté encline aux boutons, aux cheveux gras et à la narcolepsie. Ce qui n’est pas grave, car les fidèles sont tellement décrépis qu’ils constitueraient des échantillons parfaits pour une datation au carbone 14. Même si on serait en droit de songer que, à deux doigts de l’extinction, ils ont mieux à faire qu’attendre qu’on s’occupe d’eux ou que la mort les ravisse – il s’en faut souvent d’un cheveu que la deuxième option ne l’emporte pas.

Bref, Prix-Dingo n’est pas franchement au sommet de ma liste des boutiques à ne pas rater sous aucun prétexte.

Mais il s’agissait d’une urgence. Affrontant bravement la musique en conserve – une compilation de morceaux sans doute intitulée purin des années 1970, j’ai pris place dans la fille d’attente dont la longueur aurait été justifiée si la direction avait organisé une distribution gratuite de prothèse de hanches. L’ancêtre qui me précédait était dans un état pour le moins inquiétant. J’ai deviné qu’elle était vivante uniquement parce qu’elle haletait de temps à autre.

Les minutes se sont écoulées. J’ai grandi, la vioque s’est ratatinée. »


PS : Photo d'un après-midi d'ennui (:


Formuler / penser / susurrer / murmurer / divulguer / déclarer / chanter / crier / s’égosiller / vociférer / hurler - qu’on l’aime.


Ce qui suit est un extrait d'un bouquin nommé
" Le coup passa si près que le félidé fit un écart ".
Evidemment, c'est le neuvième tome, donc elle a un laguage bien à elle
que peuvent comprendre que ce qui ont lu les huit précédents.



« Erreur, ce n’est pas le goret, mais Gordy, le rejeton d’Angus affligé du strabisme divergent prononcé, que la douce enfant enfile sans ménagement par la boîte à missives.
Nom d’un tichodrome échelette en poste restante.
Moi :
- Libby, ne passe pas le minifélidé en lettre. J’ouvre la lourde.
Elle :
- Gordy adooooooooooore !
Je découvre la gosse en bikini und bottes en caoutchouc, Gordy gigotant à bouche que veux-tu dans ses abattis mit force miaulement. Grâce à l’usage intensif du tortillement, la bestiole réussit l’escapade et se trisse en jardin, manifestant son mécontentement par l’éternuement, assorti secousse d’échine.
Libby en hilarité :
- Minou Rigolo.
Sur cette belle constatation, l’enfant se jette sur ma rotule et la bécote copieusement en poussant des « J’aibe, ma Georginette » à n’en plus finir.
Intrusion de Mutti en cambuse, la robe taille poupée et le nunga-nunga plus moulé que moule. Trop le pathétique. La mère de famille me passe l’accolade, ce qui peut se révéler particulièrement chocottogène. Je ne souhaite à personne d’avoir le cigare en frôlement de sa protubérance mammaire hors concours.
Mutti :
- Bonjour ma Gee. C’était drôle, le camping ?
- Le positif. L’exprience dégagea le génie. Avec fabrication d’instruments de musique à clef à base de haricots secs. Herr Kamyer nous a régalées de l’imitation de l’animal par le truchement de la mimine, mais personne ne devina l’identité de la bestiole, à part Miss Frangette. Et kumquat sur le baba, je chus en mare et subis l’attaque d’un triton croûté.
Comem d’accoutumée, la mère de famille s’est carapatée en Muttiland et n’écoute pas sa progéniture.
- On est allés voir le strip-tease d’oncle Eddie à L’Ambassadeur hier soir. Il y avait une ambiance du tonnerre. Une cliente lui a même volé sa plume de caleçon, tant elle était emballée.
Je pose la question, sont-ce des palabres à esgourder par une jeune fille en pleine croissance und fourrée à la sensibilité ? Je vous le déclare tout de go, ce n’est ni plu ni moins que de l’esgourdage à caractère débeauchogène. "


1 commentaire:

  1. rha, ce bouquin. <3

    (et cet aprèm, aussi. Devine quoi. Là, maintenant, il pleut. Ewi.)

    RépondreSupprimer