jeudi 22 janvier 2009

" J'aime Edward que quand il fait le montage Blingee dans la clairière ". Leila. (: <3



Plusieurs extrait du même texte. Et oui, pas en entier. Vu qu'il n'est pas fini et qu'il ne le sera jamais. (:

Désolée s'il y a beaucoup de fautes.
Je l'ai écrit avec Leila. ( I-am-a-disaster.sky ) <3>

Charly entama le premier couplet. C'était la première fois que je l'entendais vraiment chanter ; jusqu'à maintenant, il m'avait chantonné deux ou trois mélodies au milieu du brouhaha au réfectoire. Cette fois, seul sa voix résonnait dans la pièce.
Sa voix, pourtant quelconque lorsqu'il parlait, se révélait être agréable et rauque sur certaines fin de couplet. Il chantait avec une grâce indescriptible, envoûtante. Il n'a jamais été plus beau que lorsqu'il chantonnait nos chansons.

Tout d'un coup, il arrêta de chanter et se retourna vers moi, l'air incrédule.
- Ben bordel, tu sais ta partition ou pas ? Fallait jouer là, c'était à toi.
- Euh... Désolée.
- Tu seras désolée quand on sera des stars internationales et que t'oublieras de jouer devant la foule en délire ?
-Haha, comme t'es drôle Chacha.
- Ouais, je sais.
- Bon les gosses.. ?
- Enzo, tu saoules.
- Je t'aime aussi, Camille.
- ... Okay j'ai compris. On s'y remet, on s'y remet...



Je plaquai mes accords sans lâcher les autres musiciens des yeux.
Tous jouaient sur la scène que nous avions créée dans cette vieille grange.

Enzo frappait sur sa batterie avec acharnement sans se fatiguer non plus ; les yeux fermés, il se laissait emporter par la mélodie entraînante.
Joel, lui, grattait les cordes de sa guitare dans des mouvements légers et précis.
Mon regard s'attarda sur Charly. Son micro en mains, posé sur un trépied décoloré, il se fondait dans la chanson, il déplaçait son maigre corps sur la scène avait aisance, créant une atmosphérique troublante, entre le grotesque et la grâce, enveloppé dans le tissus de paroles qu'il chantait



( ... )


Je fis plusieurs fois le tour de la grange.
Les trombes d'eau s'abattaient sur moi avec violence; je suffoquais ; l'odeur de l'humidité et de la poussière soulevée à chacun de mes pas devenait lourde. Mes membres étaient encore engourdis de mon solo de guitare et je tremblait de toute part.

Je tournai à l'angle, direction le vieux garage.
Il était là ; comme je l'avais prédis.

Je m'arrêtai et marchai doucement vers lui ; je ne voulais pas lui faire peur s'il n'avait pas perçut ma présence.

Charly était assis sur une vieille caisse de bois bancale et son dos formait une voûte au dessus d'une table rouillée. Sa veste de velours côtelé noir était trempée et était devenue trop grande pour lui.
Il était replié sur lui même ; d'une main il appuyait sur sa narine pour la fermer ; de l'autre, il prenait sa dose.

- Arrêtes tes conneries, Charly. Tu sais où ça va te mener.

Mon ami renifla une dernière fois et me jeta un œil par dessus son épaule.
Il faisait trop noir pour me permettre de découvrir sa silhouette frêle, mais un pâle rayon de lune éclairait sa figure.
Des cernes violettes marquaient son visage et un fin filet de sang coulait de sa narine ; il avait l'air d'un homme au frontière de la mort – ce qu'il était peut-être.
Son regard était sans expressions, vidé de toute forme humaine.
Je restai là, à regarder ce qu'il restait de mon ami ; mon cœur se serra.
Je le savais ; Je savais que cette fois, il avait été trop loin.

- Charly...

Il s'efforça de m'envoyer un regard de pitié ; son visage se crispa sous l'effort et il fut parcouru de convulsions. Son corps se tordait de douleur ; il s'agrippait à ses côtes comme pour les empêcher d'exploser.
Je hoquetai et ne murmurait que son prénom ; « Pas Charlie, pas lui. »

Son dos se cambra dans une ultime quinte de toux et il tomba en arrière, sur le sol terreux.
Je me jetai sur son lui, joignant mon corps secoué de hoquets au sien qui se tordait.
Je caressai son visage amaigri par la drogue du bouts des doigts ; comme si j'avais peur qu'il se brise.
- Charly.. Pars p.. Pars pas pauvre.. Con, je t'en sup..suplie.
Je bafouillai ces stupides paroles, accrochée à son maigre buste.
J'enfouis ma tête dans ces cheveux emmêlés, murmurant son prénom.

Son corps frêle se convulsa une dernière fois et retomba sur le sol, créant un léger nuage de poussière.

J'entrelaçai nos doigts, espérant ainsi le garder auprès de moi.


La pluie tombait sur le toit en taule du vieux hangar et Charly venait de mourir d'une overdose.


( ... )

Le nouveau chanteur se présenta le mercredi suivant. Je l'avais déjà aperçu quelques fois dans l'école ; il avait une silhouette élancée et ses cheveux longs ondulaient au rythme de ses pas.
Pascal balança son sac d'un air désinvolte et se posta devant le micro.
Il dégageai un air supérieur qui ne me plaisait pas.

- Deadly, tu vas l'accompagner à la gratte, d'accord ? Me proposa Joel.
Je n'avais aucune envie d'aider ce grand idiot à s'intégrer dans notre groupe mais c'est sans doute ce que Charly aurait voulu ; un remplaçant digne de lui.
- Je vais jouer «I love you », une chanson qu'on a composée avec le groupe, j'espère que tu as appris les paroles.
Pascal grogna un « bien sûr », comme si c'était évident.

Je grattai les premiers accords et la voix de Pascal s'éleva bientôt.
D'abord, je n'y fit pas attention, trop occupée à me souvenir des notes.
Mais bien vite, je portai mon regard sur lui et je du me retenir pour ne pas pleurer : Pascal chantait bien, certes. Mais sa présence était trop imposante ; il gesticulait lamentablement, bougeait son corps sur un rythme décalé par rapport au tempo du morceau et ses mains crispées s'accrochaient au micro comme si sa vie en dépendait.
Je ne retrouvais pas Charly dans les geste déplacés de Pascal.
Bien que sa prestation aie l'air de ravir les autres membres du groupes, je ne pouvais pas accepter que ça soit lui, le remplaçant de Charly.

Avant que Pascal n'enchaîna? le prochain couplet, je mis un terme à mes accords en grattant une corde dissonante. Notre nouveau chanteur frémis et se retourna vers moi.
- Tu fous quoi, Deadly ?
Moi qui préférais ce surnom, je ne supportai pas l'entendre de la bouche de Pascal.
- Je ne veux pas que tu rejoigne notre groupe.
Enzo étouffa un juron.
- Et pourquoi ça ? Ma prestation ne te plaît pas ? Ou tu regrettes toujours le petit Charly ?
- Oui, je le regrette. Charly, c'était un type bien.
- Les types bien ne meurent pas d'une overdose.
- Dégage, pauvre con.

Pascal ne bougea pas. Il me regardait et affichait un sourire malsain, comme s'il voulait me montrer qu'il n'étais pas prêt à m'obéir.
Il me défiait du regard, cherchant à calculer quand j'allais lui sauter dessus pour l'étriper.

Maintenant.


( ... )


Article dédié aux gens qui squattent mon mur Facebook. :D

2 commentaires:

  1. Ce texte est super... (:

    même si c'est toi qui l'a écrit, pour la plus grande partie.

    je t'aime

    T.R.I.S.O.

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  2. Wouaaaah on l'a, notre dédii !
    Grachiasse ! Tu aurais la tienne bientôt (parce que moi, j'ai pas de vieux textes à publier :()

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